La marche qui soigne

Posted on 2 juillet 2019

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La marche qui soigne de Jacques-Alain Lachant

Petite biblio Payot santé

« Ce n’est pas parce que l’on marche, qu’on se porte »

Une grande part de nos douleurs et de nos problèmes musculaires et squelettiques vient de ce que nous ne savons plus marcher ni nous porter.

De là découlent mal de dos, déséquilibres posturaux, chutes à répétition et autres désordres de la marche.

Ce livre explique l’approche globale et révolutionnaire de la « marche portante», peut nous apporter la disparition des douleurs et des gênes handicapantes mais aussi une manière intelligente de se servir de son corps, jusque dans les gestes de la vie quotidienne, pour obtenir du tonus, de la légèreté et le plaisir de se sentir vivant.

Jacques-Alain Lachant est ostéopathe et responsable de la consultation sur la marche à la clinique du Montlouis à Paris.

4ème page de couverture du livre.

Vidéos de Jacques-Alain Lachant sur intenet

A propos du livre de Jacques-Alain Lachant

La marche qui soigne Payot

Entretien avec J.A. Lachant

Jacques-Alain Lachant, dévoile les rouages de nos façons de «mal marcher» à l’origine dedouleurs et dégénérescences articulaires. Fruit de trente ans d’expérience de thérapeute, il explique comment facilement élaborer une «marche portante» qui soulage les articulations, fait disparaître les douleurs articulaires et diminue les risques de chute chez les personnes âgées. Une approche qui invite aussi à une nouvelle façon de marcher dans la vie.

Principes de Santé : Comment avez-vous identifié que la marche puisse être source de pathologies articulaires et de troubles posturaux ?

Jacques-Alain Lachant : En trente ans de pratique de l’ostéopathie, je l’ai constaté quotidiennement! On peut énumérer facilement les pathologies liées à une marche pathogène: les dorsalgies ou lombalgies chroniques, les cervicalgies chroniques, les douleurs chroniques d’épaule, les coxarthroses, les arthroses fémoro-tibiales et rotuliennes, de nombreuses pathologies par instabilité de la cheville et du pied, certaines entorses à répétition, les chutes répétées, les insuffisances veineuses profondes du complexe pied-cheville et de l’ensemble des membres inférieurs. On retrouve aussi fréquemment autour de la marche des troubles psychosomatiques. C’est que la marche traduit littéralement notre faculté à avancer dans la vie. Il est supposé que la motricité est une activité innée qui se passe d’apprentissage. Il n’en n’est rien. Bien marcher cela s’apprend.

 P de S. : Est-ce à dire que l’on prend de mauvaises habitudes dès l’enfance ?

J-A. L. : Oui, tout à fait, dès les premiers instants. La motricité, si elle se fixe chez les enfants vers 6 ou 7 ans est en réalité un processus qui débute in utero. Les mouvements volontaires ou non des membres du fœtus à partir du cinquième mois marquent le début de la conscience que nous avons de nos membres. On peut tout à fait, involontairement, induire de mauvaises positions au tout petit enfant. En le portant mal – sous les bras et non par la base (sous le sacrum) – en le regardant de trop près, trop souvent, ce qui l’incite à réduire son champ de vision. Dans les crèches et les écoles, on distingue très rapidement les enfants qui ont une motricité satisfaisante et épanouie des enfants dont la motricité est inhibée, le tonus réduit, une verticalité défaillante, des rigidités des membres supérieurs ou des défauts posturaux. Les mauvaises habitudes posturales et motrices peuvent aussi être induites par mimétisme de la posture des parents.

 P de S. : Quels sont les grands points qui caractérisent une marche pathogène ?

J.-A. L : Le principal défaut revient à favoriser des gestes impliquant une marche «non portante». C’est-à-dire que la marche ne porte pas le corps mais accentue les pressions et compressions articulaires et musculaires que l’on impose àson corps. Tout se passe comme si nous portions constamment une charge lourde. Trop de muscles des membres inférieurs, supérieurs et dorsaux sont inconsciemment contractés en permanence. Cet état de tension se traduit aussi par une fatigabilité excessive, une sensation de lourdeur. Mon travail réveille la conscience du porté. En quelques jours, j’ai vu des patients redéployer leur corps, adopter une légèreté que je ne leur avais jamais vue et éprouver un soulagement des douleurs ostéo-musculaires qui les handicapaient.

P.de S. : Comment se rendre compte que l’on marche mal ?

J-A. L : Certes, chaque cas est particulier car les désordres de la marche, de la tenue du corps et l’apparition des troubles ostéo-musculaires et dégénérescences articulaires proviennent de l’histoire personnelle de chacun. Mais j’ai tout de même observé des constantes: par exemple, le bassin est en arrière du tronc et de l’abdomen; un bras ne se balance plus, restant collé au corps; une talonnade est exagérément sonore; le tronc et les deux bras restent immobiles dans les déplacements. Lorsque le bassin n’est ni tenu ni porté par le tonus de base, cela fragilise à terme les lombaires. De même, de mauvais appuis sur la plante des pieds génèrent des tensions articulaires par compensation, le corps faisant ce qu’il faut pour garder l’équilibre malgré les mauvais appuis. Bref, l’impulsion motrice devient pathogène.

P. de S. : Comment développer alors une marche saine, portante ?

J.-A.L : Apprendre à bien marcher se fait à partir de quatre grands axes. D’abord passer d’une marche par traction – en ce cas nous initions le mouvement à partir du genou, nous tendons une jambe vers l’avant, nous prenons appui puis nous tirons la jambe arrière pour qu’elle passe vers l’avant et ainsi de suite – à un mode de propulsion. Dans ce cas, c’est la jambe arrière qui est à l’origine du mouvement. Il vaut mieux initier le premier mouvement de la marche en poussant sur un pied afin de lancer la jambe opposée, plutôt que de tirer sur la jambe avant pour ramener la jambe arrière. Ce type de propulsion soulage les articulations, repose les jambes et facilite l’ancrage et l’appui des pieds, ce qui a une incidence directe sur la diminution des risques de chute. Cette façon de marcher induit également une sensation de verticalité qui aide à se tenir droit sans tension particulière

Deuxièmement, pour mettre en action une marche saine, mieux vaut solliciter le tonus abdo-pelvien. Ce tonus de base n’a pas de lien avec la force musculaire de la ceinture abdominale. Il intervient déjà pour nous soutenir dans une juste verticalité en position assise, en nous évitant d’être simplement portés passivement par le rachis lombaire et le sacrum. La sollicitation, le recrutement de ce bon tonus de base permet de modifier immédiatement et avec précision la station debout et globalise l’appui et la répartition des appuis sur l’ensemble de la voûte plantaire. Le recrutement conjoint du tonus de base abdominal et de la présence du jeu des orteils stimule le réflexe de relèvement du regard. Ce processus réflexe est fondamental dans le travail de prévention des chutes.

Troisièmement, lors de la marche, il faut solliciter le mouvement naturel de balancier du buste en bougeant les mains. En lançant les mains, on va amplifier le travail de propulsion des jambes et soulager leur effort. La conscience de la présence des deux mains permet au sujet de percevoir l’espace tout entier et s’associe à la sensation de légèreté provenant d’une marche qui est portante.

Quatrième paramètre, le travail du regard. Je me suis aperçu et je ne suis pas le seul, que la plupart des personnes âgées qui chutent fréquemment ont pour habitude de ne fixer qu’un seul point de leur champ de vision lorsqu’elles marchent. En faisant cela, on ne donne pas suffisamment d’informations au corps sur son environnement: les creux, les bosses, les angles, etc. Il existe une «boucle tonique, œil-mains-pieds» qui assure l’harmonisation du tonus global du corps lors de la marche.

P.de S. : Y a-t-il des bénéfices autres que physiologiques quand on adopte une marche saine?

J-A. L. : Une marche portante est une marche au cours de laquelle la personne se sent portée depuis ses pieds jusqu’au sommet du crâne dans un mouvement fluide, dansé, comme un swing. Dans ce mouvement précis, initié au bon endroit, les sensations changent. Pour résumer, lorsqu’on met en place une marche portante, on observe que la présence de la personne change considérablement, au point que son regard se lève et se porte loin devant, ses déplacements sont perçus dans une très grande légèreté. Autre point important, les cogitations négatives, l’excès de « mentalisation », semblent impossibles et la pensée devient harmonieuse.

 P.de S. : Il y aurait donc un effet d’ordre psychique ?

J-A. L. : Il y a un aspect psychologique à ne pas négliger lorsque l’on retrouve une marche portante. Selon mon expérience de trente ans, tant que l’on ne se porte pas, on peut faire vingt ans de thérapie sans que rien ne change. L’importance d’être dans son corps, dans un mouvement harmonieux, avec une sensation d’ancrage et de dynamisme change profondément la perception que nous avons de nous-mêmes. Savoir porter, se comporter induit un effet dans les relations humaines. Car en ayant la sensation profonde de pouvoir se porter soi-même, on met fin au sentiment d’insécurité qui nous freine et nous restreint dans la vie. Le sentiment de sécurité doit s’enraciner dans la chair pour mettre fin au sentiment intellectuel et psychique d’errance. La marche portante aide à trouver sa place

(Article du journal ELLE)

« La marche portante »

Marcher, c’est bon pour le corps, le moral, et on peut le faire partout et tous les jours. Conseils de l’ostéopathe Jacques-Alain Lachant, auteur de « La Marche qui soigne » (éd. Payot).

Quelle posture préconisez-vous pour une « bonne » marche ?
Le ventre porté, le regard au loin, la poussée qui vient de l’arrière du pied avec des orteils actifs qui attrapent légèrement le sol au démarrage, les paumes et les poignets très légèrement tournés vers l’extérieur, et les mains non pas ballantes mais présentes. Pour ce faire, on peut juste établir un contact entre l’index, le pouce et le majeur ou fermer très légèrement la main. Avec cette posture, l’énergie vient du pied et remonte vers la tête, et non l’inverse, et le corps se redresse automatiquement.

 

Quels en sont les bénéfices ?
Un immense sentiment de légèreté. Cette posture lève de deux tiers la charge sur les articulations, si bien qu’elles peuvent fonctionner de manière fluide et parfaite. Ce faisant, elle contribue aussi à soigner nombre de pathologies : sciatique, arthrose… Les muscles sollicités – des pieds, des jambes, du bassin, de l’abdomen, des épaules, de la nuque – sont plus élastiques, ils se détendent et se retendent, un peu comme dans un étirement doux, et travaillent tout en douceur. Mais le bénéfice n’est pas que physique, cette sensation de légèreté gagne aussi l’esprit. On cogite moins !

Quel sac choisir, et comment le porter ?
Le corps doit pouvoir rester droit, donc si on a un ordinateur ou des affaires un peu lourdes à transporter, mieux vaut les mettre dans un sac à dos positionné un peu plus bas que les omoplates et juste au-dessus des lombaires, ou encore les répartir dans deux sacs, à porter à la main. On peut également opter pour un sac en bandoulière. Ses avantages : il permet l’utilisation des mains et donne un meilleur équilibre. Son inconvénient : s’il est trop lourd, le corps se penche en avant au niveau du bassin, et cela peut provoquer des douleurs lombaires si l’on a une fragilité à cet endroit-là. A bannir : le sac sur une seule épaule, qui fait automatiquement pencher le corps du côté opposé.

Comment s’habiller au mieux ?
Avec des vêtements légers, même quand ils sont chauds, et surtout pas trop serrés, notamment à la taille et aux jambes. L’idée est de ne pas entraver le mouvement ou la respiration. Pour les chaussures, la marche partant des orteils, on peut tout à fait porter des talons, mais en alternant régulièrement les hauteurs, ce qui permet de ne pas se figer dans une mauvaise posture. Idéales, les compensées, parce que leur pente est amoindrie et qu’elles portent tout le pied. Quant aux semelles, elles ne doivent pas être trop fines pour que le pied garde un bon appui, et si possible en gomme, une matière qui crée un amorti appréciable quand on marche sur du bitume.
Pourquoi téléphoner en marchant est-il contre-indiqué ?
Je le déconseille car, même avec des écouteurs, la conversation modifie le mouvement, la position de la tête, ainsi que le regard. On est ailleurs, on perd forcément un peu le fil de la marche et, au lieu d’être à 100 % dans son corps, on se remet dans le mental. Or l’idée est aussi de se libérer la tête. En revanche, aucune contre-indication à marcher en musique ! Cette dernière va accompagner le mouvement et s’associer au plaisir de la marche.

Quel est le bon temps de marche ?
Au départ, on peut commencer par vingt minutes, ensuite une demi-heure. Trois quarts d’heure d’affilée par jour étant l’idéal. A partir de là, il suffit d’une semaine pour en ressentir tous les bénéfices.

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Notes de Ziran
Témoignages
  • après 2 séances sur 3 mois :

Je reviens d’une promenade dans les Pyrénées, j’ai marché avec plaisir 3 heures et je crois avoir fait des progrès surtout en descente. Il me semble que mes jambes ne tremblent plus grâce à l’amortissement sur le devant du pied, l’ouverture du haut du corps et l’aplomb des mains qui me fait avancer avec stabilité.

C’est le pied ! (n’oublions pas les mains )

  • après 4 séances sur 6 mois :

La marche portante s’est installée petit à petit et est devenue de plus en plus naturelle.  En marchant presque tous les jours entre les séances, j’ai senti une transformation vers plus de tonicité et de légèreté.

Les effets sont étonnants : bien-être tant physique que émotionnel (joie, calme et ouverture) et libération de l’esprit !  Je suis très  heureuse d’avoir eu la chance de découvrir cette  nouvelle façon de marcher qui me donne  l’impression euphorisante de changer de vie ! (j’évitais de marcher pour ne pas abîmer ma hanche gauche douloureuse….)

J’ai dû changer de chaussures car elles étaient déformées par un valgus du pied gauche, j’ai trouvé une marque qui tient compte de la proprioceptivité des pieds : la sensation du sol par une semelle légère et souple et de l’espace pour les orteils.

Ci joint les références : www.idealsko.fr

 

« C’est une marche dansante »

lacouverture

poitrine hommenoir

Le ressenti de la globalité (synchronisation bras-jambes et étirement de la cheville à l’épaule) de la stabilité (tenir sa base) et de la légèreté (tonus abdominal)  du corps rendent la marche naturelle et bienfaisante.

Cette marche peut être pratiquée en Qi Gong, en effet, c’est un excellent travail énergétique qui

  • tonifie le devant du corps par le tonus abdominal et pelvien (Zhong JI, la poutre faîtière) ce qui  dégage le  thorax et  relève le regard,
  • ouvre le devant du corps dans son axe vertical (estomac…) et l’étire en diagonal à chaque propulsion du pied arrière (foie, poumon…)
  • sollicite en élasticité les articulations des jambes : chevilles, genoux et plis de l’aine. La légère extension du creux poplité ouvre le premier verrou « qui relie l’extrême hauteur avec l’extrême profondeur » les 26 verrous du corps du Jin Shin Jyutsu
  • favorise, par l’appui sur les orteils (côté externe), la descente de l’énergie des viscères (vessie, vésicule biliaire, estomac) et  active la montée de l’énergie des organes (reins, rate, foie) par l’ouverture de la plante du pied propulseur (côté interne)
  • anime la  circulation énergétique dans tout le corps (grande circulation céleste) : plante du pied et gros orteil → organes→ viscères → doigts des mains→ visage et tête→ orteils→plante du pied et gros orteil.
  • anime le bassin dans un mouvement des hanches en transfert horizontal, qui suit une trajectoire diagonale d’une hanche à l’autre (suivant le pied d’appui)
  • détend le psoas « le muscle de l’âme » (étirement-relâchement).
  • synchronise par la taille le mouvement naturel avant-arrière des bras en animant les omoplates dans un léger mouvement en opposition droite-gauche avec celui des hanches,
  • nourrit le dos en douceur en le portant et évitant ainsi les secousses traumatiques dans la colonne vertébrale,
  • stimule, développe et entretient la conscience proprioceptive (sensibilité des muscles, des tendons et des os) ce qui prévient des chutes.

           


 

 

Extrait de l’Anatomie pour le mouvement de Blandine Calais Germain.

Editions Désiris

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Lien avec des exercices de Qi Gong

1. Pied propulseur : (pied interne)   « chercher le milieu du Hui Chun Gong  »                                                           Il pousse tout le corps sur l’autre pied.

2. Pied d’appui :  (pied externe) » marche du faji Yangsheng E-Mei  »                                                                  Il reçoit tout le poids du corps 
3. Jeu des deux piedsUn pied lourd, l’autre léger « ouverture-fermeture »

4. Jeu des chevilles- hanches « ouverture-fermeture des articulations du Yi Jin Jing « marche

 5 .Circulation dans les méridiens du pied

Flux Yang qui descendent des viscères : estomac, vésicule biliaire, vessie
Flux Yin qui montent vers les organes : reins, rate, foie       

flux yin yang

6. Bascule horizontale des deux hanches     « la marche de la tortue du Wudang »

dans la marche portante le transfert d’une hanche à l’autre est en diagonale

diagonalemarche

7. Tonicité abdo-pelvienne : L’ouverture du Vaisseau Conception s’étire (légèrement soulevé) en partant du 3 VC appelé Zhong Ji  (La poutre faîtière) jusqu à la poitrine .7 Vc (maître du coeur)

8. Jeu avant-arrière des membres « l’enfant d’or assouplit son corps du Hui chun Gong »               Le devant du corps  s’étire légèrement en diagonal à chaque pas.

 9. Jeu des mains                         « Ouverture du poitrail de la Grue Yin Jin Jing »

piedpropulLes 2 mains suivent les mouvements des pieds : l’une posée au dessus du pied d’appui,  et l’autre propulsée en avant par le pied arrière : elles »marchent » aussi.

 10. Marche vers l’avant    « circumsensus »  les mains, en supination (vers l’extérieur), perçoivent l’espace. Elles sont en tension (bouts du pouce-index-majeur) alors que les muscles des bras sont relâchés                      « serrer les points  du Yi Jin Jing »la main

On marche avec les mains !

Tout cela étant en place dans le corps, la marche devient naturelle. Monsieur Lachant parle de la sensualité de la marche portante.

              STIMULATIONS DYNAMIQUES DU PIED ET DE LA CHEVILLE.
                                    STIMULATION SPECIFIQUE EN VALGUS
Jacques Alain LACHANT ostéopathe DO. MRO.
10 a. LA STIMULATION DU COUPLE PIED-CHEVILLE EN POSITION DE VALGUS FORCE.
– LES INDICATIONS :
-stimuler l’activité dynamique des muscles intrinsèques fléchisseurs des orteils et du pied.
-Soulager les douleurs provenant d’une surcharge du premier rayon,
-corriger un valgus instable du couple pied-cheville,
-recréer un appui des 3 derniers rayons du pied,
-soulager les douleurs articulaires internes cunéo-métatarsienne et talo-naviculaires du 1er rayon,
-permettre au premier rayon de reprendre ses capacités actives et dynamiques de soutien interne du pied,
-tendinites du moyen-fessier,
-valgus anormal et douloureux du genou chez l’enfant et l’adolescent, l’adulte.
Dans la stimulation en valgus forcé du couple pied cheville ; le pied et la cheville sont basculés vers l’intérieur de l’axe du corps alors que la voûte plantaire regarde conjointement vers l’extérieur du corps. Il s’agit d’une pronation.

Dans un premier temps, cette stimulation en valgus forcé semble faire travailler immédiatement et en premier rang, les fléchisseurs plantaires du pied et des orteils sur les trois derniers rayons du pied.
Dans un second temps, ce sont les muscles fléchisseurs du premier rayon sont recrutés.
Dans un troisième temps et par synergie, les muscles longs tels le Fléchisseur commun des orteils et le Tibial postérieur viennent soutenir la correction spontanée du pied, sa dérotation vers le varus.
Au final : le pied se dé-valgise spontanément et corrige son déséquilibre instable en valgus.

 

DESCRIPTION TECHNIQUE SUR LE PIED DROIT AVEC LES SCHEMAS.

Découper un morceau de tensoplaste de 12 cms de long et de 2,5cms de large.
Placer la partie collante du tensoplaste sous le cuboïde, à 2,5cms du bord externe du pied (en arrière de la petite bosse qui est la base du 5ème métatarsien).
La main gauche fait basculer le cou-de-pied vers l’intérieur.
Le pouce gauche fixe le mouvement de bascule interne du pied et maintient le bord déjà collé du tensoplaste.
Dans le même temps, la main droite vient prendre le bord libre du tensoplaste puis en le tirant vers le haut et l’intérieur, elle soulève la partie externe du cou de pied.
Dans ce mouvement, la main droite va fixer le tensoplaste sur une ligne oblique qui se dirige vers la base du premier métatarsien.
La tension maximale du tissu élastique s’arrête sur le sommet du dôme du pied.
La bande élastique ne doit jamais enserrer tous le volume du pied afin de ne pas provoquer de compression vasculaire. 

Protocole du Valgus

     

  STIMULATIONS DYNAMIQUES DU PIED ET DE LA CHEVILLE.

             STIMULATION SPECIFIQUE EN VALGUS

Jacques Alain LACHANT ostéopathe DO. MRO.

LA STIMULATION DU COUPLE PIED-CHEVILLE EN POSITION DE VALGUS FORCE.
– LES INDICATIONS :
-stimuler l’activité dynamique des muscles intrinsèques fléchisseurs des orteils et du pied.
-Soulager les douleurs provenant d’une surcharge du premier rayon,
-corriger un valgus instable du couple pied-cheville,
-recréer un appui des 3 derniers rayons du pied,
-soulager les douleurs articulaires internes cunéo-métatarsienne et talo-naviculaires du 1er rayon,
-permettre au premier rayon de reprendre ses capacités actives et dynamiques de soutien interne du pied,
-tendinites du moyen-fessier,
-valgus anormal et douloureux du genou chez l’enfant et l’adolescent, l’adulte.
Dans la stimulation en valgus forcé du couple pied cheville ; le pied et la cheville sont basculés vers l’intérieur de l’axe du corps alors que la voûte plantaire regarde conjointement vers l’extérieur du corps. Il s’agit d’une pronation.

Dans un premier temps, cette stimulation en valgus forcé semble faire travailler immédiatement et en premier rang, les fléchisseurs plantaires du pied et des orteils sur les trois derniers rayons du pied.
Dans un second temps, ce sont les muscles fléchisseurs du premier rayon sont recrutés.
Dans un troisième temps et par synergie, les muscles longs tels le Fléchisseur commun des orteils et le Tibial postérieur viennent soutenir la correction spontanée du pied, sa dérotation vers le varus.

Au final : le pied se dé-valgise spontanément et corrige son déséquilibre instable en valgus.

DESCRIPTION TECHNIQUE SUR LE PIED DROIT AVEC LES SCHEMAS.

Découper un morceau de tensoplaste de 12 cms de long et de 2,5cms de large.
Placer la partie collante du tensoplaste sous le cuboïde, à 2,5cms du bord externe du pied (en arrière de la petite bosse qui est la base du 5ème métatarsien).
La main gauche fait basculer le cou-de-pied vers l’intérieur.
Le pouce gauche fixe le mouvement de bascule interne du pied et maintient le bord déjà collé du tensoplaste.
Dans le même temps, la main droite vient prendre le bord libre du tensoplaste puis en le tirant vers le haut et l’intérieur, elle soulève la partie externe du cou de pied.
Dans ce mouvement, la main droite va fixer le tensoplaste sur une ligne oblique qui se dirige vers la base du premier métatarsien.
La tension maximale du tissu élastique s’arrête sur le sommet du dôme du pied.
La bande élastique ne doit jamais enserrer tous le volume du pied afin de ne pas provoquer de compression vasculaire. 


Pied droit vu de face                                              Pied droit, face inférieure

                                                  

Pied droit vu de face, en valgus forcé                Direction de la stimulation                                                                                                                               

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